Ensemble de mesures globales pour améliorer l’égalité entre les hommes et les femmes parmi les membres du syndicat

Pratique interne
SNES-FSU's women's brochure
SNES-FSU's women's brochure

Durée

En cours

Raison pour laquelle il a été développé

Le syndicat a constaté que les femmes enseignantes ont plus souvent un enfant à charge ou des responsabilités familiales, les rendant moins disponibles pour la prestation d’heures supplémentaires. Les hommes ont tendance à occuper des emplois mieux rémunérés, ils sont davantage enclins à occuper des postes où la direction les remarquera plus facilement. Les femmes accomplissent plus souvent le travail invisible ou participent à des projets collaboratifs qui ne sont pas directement liés à un avancement dans leur carrière. 82 % des emplois à temps partiel dans le secteur public sont occupés par des femmes (914.126 emplois sur 1.110.636). 23 % des femmes actives travaillent à temps partiel, par rapport à 5 % des hommes. Le congé parental (max. trois ans) est principalement sollicité par les femmes (95 %). Parmi le personnel enseignant, 92,4 % des congés parentaux sont sollicités par des femmes.

Activités

Le syndicat met en œuvre un ensemble de mesures globales : • Publier des brochures annuelles sur l’égalité entre les hommes et les femmes au niveau syndical et social. • Travailler au niveau universitaire pour aborder cette problématique dans les programmes d’études, en proposant du matériel pédagogique aux membres. • Prémunir le personnel enseignant et les élèves contre la violence et le harcèlement sexuel sur les lieux de travail. • Aider les femmes membres actives à s’impliquer davantage dans le syndicat. • Travailler sur les protocoles d’égalité pour éviter que le congé de maternité ne ralentisse l’évolution de la carrière des femmes. • S’efforcer de diminuer le nombre des postes à temps partiel dans l’enseignement. • Travailler sur des modèles de recrutement et de gestion soucieux de la parité entre les hommes et les femmes. • Les statuts du syndicat comportent une disposition rendant cette parité obligatoire. Aussi les listes de représentant·e·s élu·e·s respectent-elles la parité entre les hommes et les femmes (50 % d’hommes, 50 % de femmes).

Résultats

Réduire les écarts salariaux entre les hommes et les femmes requiert un budget spécifique substantiel. Enquêter sur la situation de l’égalité entre les hommes et les femmes est déjà en soi un grand pas en avant (et les syndicats ne doivent en aucun cas cesser de soulever cette question lors de leurs négociations avec les autorités). Le syndicat a besoin d’une personne de référence qui serait en charge des questions liées à l’égalité entre les hommes et les femmes, afin d’identifier les domaines d’amélioration et de négocier avec les autorités. Il importe d’adopter une approche globale de la question du genre et de ne pas sous-estimer les réticences à en parler, tant au sein du syndicat qu’à l’extérieur. Le syndicat doit aborder cette question avec ses membres, afin de pouvoir faire évoluer les mentalités.

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